Participation et mobilisation

La nature du volontariat évolue ; les communautés adoptent de nouvelles approches pour soutenir les causes sociales,  humanitaires et liées au développement. Comment s’adapter à cette évolution et encourager les communautés et les volontaires à s’engager en faveur des causes  humanitaires et liées au développement ?

 

Le militantisme et la participation ont évolué au XXIe siècle. Le rapide avènement de la technologie permet à un plus grand pan de la société (notamment des communautés touchées par des crises et des réseaux internationaux de volontaires) de faire du volontariat sous de nouvelles formes. Cette évolution remet en question les stratégies linéaires traditionnelles de partage d’informations, car les nouvelles technologies démocratisent l’accès à l’information, la participation et l’organisation.

Les initiatives d’auto-organisation et d’auto-mobilisation citoyennes et communautaires augmentent considérablement. L’auto-organisation parmi et entre des acteurs non traditionnels prend de l’élan, ce qui peut parfois marginaliser les organisations humanitaires qui n’adoptent pas aussi rapidement ou ne maîtrisent pas les nouvelles technologies.

Des formes de volontariat nouvelles, créatives et innovantes continuent de se développer, telles que le volontariat virtuel, les campagnes en ligne, l’action directe, le volontariat qualifié, le volontariat collectif, le volontariat autogéré et des combinaisons de toutes ces approches, ce qui montre que la façon dont les personnes se portent volontaires et les raisons pour lesquelles elles le font changent radicalement. La « fidélité » envers une seule organisation humanitaire va perdre en importance. Dans certains pays, les volontaires s’engagent moins longtemps et veulent pouvoir « avoir un impact » plus rapidement, ce qui demande aux organisations ayant recours à des volontaires de faire preuve de plus de rapidité et de flexibilité, et d’offrir des possibilités de participation plus variées. Plutôt qu’être un réseau réactif, il faut être proactif dans le recrutement et la gestion des volontaires en s’adaptant à leurs compétences et à leurs intérêts.

Éléments et points de friction devant être pris en considération par la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge

  • Si la nature même du volontariat évolue, cela signifie-t-il que le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge attirera moins de volontaires pendant moins longtemps ? Le cas échéant, le réseau de la Fédération internationale pourrait-il à l’avenir être un réseau accordant une importance différenciée au volontariat ?

  • Comment les Sociétés nationales peuvent-elles coopérer avec des mouvements citoyens et se lancer dans une mobilisation plus dynamique, rapide et flexible des jeunes en tant qu’agents actifs du changement ? Comment la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge peuvent-ils assurer un accès bien plus ouvert aux réseaux répartis et à la prise de décisions au sein d’une structure traditionnelle ?
  • Que faire pour remettre urgemment l’accent sur le volontariat et sur la signification du volontariat au XXIe siècle ?

Qu’en pensezvous ?

Y a-t-il d’autres éléments relatifs à cette tendance que nous devrions envisager ?

Comment pensez-vous que cela affectera la vulnérabilité et la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge?

Faites-nous part de vos commentaires ci-dessous

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