Parlement/Clôture 2ème session ordinaire : La présidente du Sénat interpelle le Chef du gouvernement sur l’insécurité grandissante à l’intérieur du pays

LIBREVILLE (Equateur) – La présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson Mboussou, a procédé le mardi 31 décembre dernier à Libreville, à la clôture de la 2ème session ordinaire de l’Institution. Elle a profité de cette cérémonie solennelle pour interpeller le Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, sur l’insécurité grandissante à l’intérieur du pays, et qui menace la quiétude des populations.

 

Le Palais Omar Bongo Ondimba de Libreville a servi de cadre le mardi 31 décembre dernier, à la clôture solennelle de la 2ème session ordinaire, en présence du Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, et du président de l’Assemblée nationale, Faustin Boukoubi. Une clôture marquée notamment par le discours de la présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson Mboussou, axé entre autres, sur l’insécurité galopante à l’intérieur du Gabon, et qui menace gravement la sécurité des populations.

Pour la présidente du Sénat et les vénérables sénateurs ….

A ce sujet, la présidente de la première chambre du Parlement gabonais, a tenu à interpeller le Chef du gouvernement, sur cette préoccupation majeure des populations qui craignent pour leurs vies. « Monsieur le Premier ministre, cette année s’achève sur une préoccupation sécuritaire majeure, outre l’insécurité grandissante, à l’intérieur de notre territoire, dont sont victimes nos concitoyens ; La piraterie maritime est désormais à nos portes. Le Golfe de Guinée, dont fait partie notre pays, est devenu l’épicentre de la piraterie maritime mondiale », a-t-elle rappelé à Julien Nkoghé Békalé, avant de condamner l’acte de piraterie récemment perpétré dans les eaux territoriales gabonaises, avec l’assassinat du Commandant Aymar Mboumba Mbina, et l’enlèvement de 4 ressortissants chinois.

 

Pour Lucie Milebou Aubusson Mboussou, le Premier ministre et son gouvernement, doivent mettre en place des politiques urgentes et idoines, car soutient-elle, « Ce phénomène, handicapant lourdement de nombreux secteurs d’activités tels que le tourisme, le commerce et la pêche ».

 

Toujours dans le cadre de l’insécurité, mais cette fois-ci sur le plan économique, la présidente du Sénat s’est félicitée de la mise en œuvre par le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, de l’opération anticorruption dénommée Scorpion, qui permet de lutter contre le détournement des deniers publics et le blanchiment des capitaux. Pour sa part, l’intérêt suscité par cette opération anticorruption au sein de l’opinion nationale, témoigne de l’attachement des gabonais aux valeurs d’intégrité, de la bonne gouvernance, et à la prospérité partagées.

 

Sur le plan économique et social, Mme Milebou Aubusson Mboussou, a exprimé à Julien Nkoghé Békalé, l’une des préoccupations urgente du Sénat, qui est l’accès à l’intérieur du pays. « Nous invitons le gouvernement à prioriser la réhabilitation des infrastructures routières et ferroviaires. Ces projets, dont le début des travaux avait été annoncé, doivent débuter et aller impérativement à leurs termes ; car au-delà du volet socio-économique, ces voies d’accès restent un trait d’union de nos populations », a-t-elle souligné.

… il est temps pour le Premier ministre et son gouvernement, de passer aux actes

« Saint-Exupéry disait ‘’Pour ce qui est de l’avenir, il ne suffit pas de le prévoir, mais de le rendre possible’’. Aussi, monsieur le Premier ministre, il faut concrétiser en actes visibles, nos annonces, parce que la marge de la population incrédule, s’agrandit de jour en jour, tandis que les moyens de croire et d’espérer, s’amenuisent (…). Le Président de la République a instruit à votre gouvernement d’accélérer la cadence des réalisations, pour les rendre visibles ; Il vous appartient à présent de trouver la bonne vitesse », a-t-elle ajouté.

 

Concernant le bilan des travaux menés par les vénérables sénateurs durant cette 2ème session ordinaire, la présidente du Palais Omar Bongo Ondimba, a déploré le fait que peu de projets de lois soient parvenus  à son Institution. Ce qui bien entendu n’a pas empêché aux représentants nationaux du Sénat, d’examiner et d’adopter la loi des finances 2020 dont les prévisions budgétaires ont été arrêtées, en ressources et en charges, à trois mille trois cent trente (3.330.) milliards de FCFA contre trois mille trente-trois (3.033) milliards de Francs CFA en 2019, soit une hausse de 297 milliards de FCFA.

 

Autre projet de loi examiné par les sénateurs, celui portant suppression de certains services publics, et qui vise à matérialiser les mesures liées à la rationalisation des services publics personnalisés conformément aux orientations du Plan de Relance de l’Economie (PRE). La proposition de loi portant reconnaissance du mariage coutumier en République gabonaise, et le projet de loi autorisant le président de la République à légiférer par ordonnances pendant l’intersession parlementaire, ont également fait l’objet d’une attention particulière des sénateurs.

 

 

Levi NGOMA

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